Ma Base D’abord : le Président Fondateur Gérard Ndjeyiha Bataho nous en parle

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Originaire de la Sanaga Maritime, Ndjeyiha Bataho nous présente l’association  sociale ‘‘Ma Base d’Abord’’, engager dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

Bonjour Monsieur et merci de nous recevoir ce matin dans votre champ, alors qui êtes-vous exactement pour nos lecteurs ?

Merci de m’accorder la parole pour le compte de mon organisation « MA BASE D’ABORD ». Je suis Ndjeyiha Bataho Gérard, fils de Bataho Joseph et de Ngo Bakoa Cécile. Je suis de Nationalité Camerounaise, originaire de la Sanaga Maritime, plus précisément dans l’Arrondissement de Ndom du village Nguikok/Ndogmben. Je suis le Président Fondateur de l’organisation « MA BASE D’ABORD », Expert-Consultant en Agroéconomie de profession et acteur de la société civile. Je suis fier de mentionner que je suis un disciple  de Feu Bernard Njonga, qui fut mon mentor.

Vous êtes promoteur du projet manioc de « MA BASE D’ABORD », qu’est-ce  exactement ?

« MA BASE D‘ABORD » est une association à but non lucratif, non tribal, apolitique; c’est une organisation à caractère sociale qui lutte pour l’amélioration des conditions de vie des populations dans : la santé, l’éducation, le sport, la culture, l’environnement, le développement économique et l’Agriculture. Nous  plaçons l’Agriculture en avant car le Cameroun est un pays très riche avec un fort potentiel agricole, vu que l’on y retrouve 5 zones agro-écologiques ; il faut par-là comprendre que le Cameroun peut être un pays souverain sur le plan alimentaire et pourquoi ne pas, figurer parmi les premières puissances agricoles continentales. Nous avons mis en avant la culture du manioc comme projet pilote de « MA BASE D’ABORD » parce que nous croyons et savons qu’elle peut booster et influencer l’économie des autres secteurs d’activité. Le manioc est l’un des produits les plus prisés et consommés au Cameroun et partout ailleurs dans le monde sous diverses formes. En plus, il fait partie des produits qui ont une valeur ajoutée car l’on peut en obtenir plusieurs dérivés et même du biogaz. Dans nos objectifs plus avancés  Ma Base D’abord « entend transformer le manioc en farine panifiable de manioc et pour ce faire, nous voulons nous assurer qu’il y ait suffisamment de matière première afin de satisfaire la demande.

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Nous remarquons que vous avez une forte implantation dans la Sanaga Maritime…

La vision de « MA BASE D’ABORD », est de proposer le projet manioc partout où besoin sera, voir les 360 arrondissements parce qu’il est important pour nous de développer les collectivités locales en passant par les producteurs. L’Etat ne peut fournir des emplois à toute la population, et ne il faut pas percevoir ce phénomène comme une calamité. Cela offre l’opportunité d’ouvrir les voies de l’imagination et de la créativité qui font aussi partie du génie camerounais. Notre Chef de l’Etat ne dit pas autre chose en affirmant que « la jeunesse camerounaise doit retrousser ses manches ». C’est cela qui justifie aujourd’hui notre présence dans les arrondissements de NDOM, OBALA, BAFIA et FOUMBAN.

Comment les peuples bassa Mpoo Bâti peuvent faire pour soutenir ce projet qui se veut présent dans tous les villages ?

Comme je le disais tantôt, c’est le but pour nous d’être partout ou besoin sera. Nous sommes ouverts à toute proposition. Nos programmes dans chaque arrondissement : informer et former sur la culture du manioc, installer un bureau local (antenne relai), lancer la campagne découverte-dégustation, assurer le suivi et évaluation des sites présentés par les membres adhérents, distribuer du petit matériel et des boutures de manioc…

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Un dernier mot pour la jeunesse de la communauté dans le monde…

Je vais seulement dire : « Qui croit ose ». Il ne faut pas se leurrer : la jeunesse camerounaise qui a le sentiment d’avoir été nourrie d’illusions, est assez désabusée… Elle connaît la précarité, le manque de perspectives, le chômage y compris de ceux qui sont diplômés du supérieur, l’absence de visibilité par rapport à l’avenir …. On a vu ailleurs qu’un tel contexte peut inciter des jeunes à tomber dans l’extrémisme… Mais je reste positif car l’espèce humaine se nourrit de dépassements et d’accomplissements.

Chacun doit connaître son talent et le développer. « MA BASE D’ABORD » reste ouvert et disponible pour toutes les personnes désirant s’investir dans le cadre du projet manioc.

Merci d’avoir accepté de répondre à toutes nos questions, ce fut un plaisir.

C’est moi qui vous remercie car ce fut un plaisir et donc je vous dis à très bientôt !!!

Entretien avec Yves Nicolas GWET

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